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Toussaint 2026 : le préavis du 17 au 21 octobre rebat les prix et les créneaux
Actus28 septembre 2026

Toussaint 2026 : le préavis du 17 au 21 octobre rebat les prix et les créneaux

Préavis de grève nationale du 17 au 21 octobre, bascule hiver le 25, réservations en repli de 3,2 % : les deux semaines de Toussaint se jouent sur quelques jours. Le relevé tarifaire, les créneaux encore accessibles et les gestes à faire maintenant.

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Par Toufic pour Yoosky

Deux semaines de vacances qui s'ouvrent sur un préavis de grève

Les vacances de la Toussaint 2026 courent du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre, date de la rentrée. Elles ne sont pas zonées : les zones A, B et C partent ensemble, ce qui concentre la demande sur les mêmes week-ends de départ et de retour pour toute la France métropolitaine. Le calendrier a été fixé par arrêté publié au Journal officiel en octobre 2025.

Le 19 septembre, une intersyndicale réunissant l'UNSA PNC, le SNPNC-FO, le SNGAF, le SNPL et l'UNAC a déposé un préavis de grève nationale de cinq jours, couvrant les vols opérés du samedi 17 octobre à 00h01 au mercredi 21 octobre à 23h59, heure de Paris. Il concerne les personnels navigants techniques et commerciaux des entreprises de transport et de travail aérien relevant du droit du travail français.

Le motif : la réforme du cumul emploi-retraite. Les syndicats demandent que les navigants et leur régime complémentaire, la CRPN — autour de 36 000 actifs et 25 000 pensionnés — en soient exclus. À ce stade, aucune compagnie n'a communiqué d'annulations : le volume de vols touchés dépendra du taux de mobilisation et de la capacité des opérateurs à réorganiser leurs programmes. La fenêtre à surveiller est donc connue, son ampleur non.

Le relevé tarifaire : la marche se situe au premier week-end

Sur la plupart des lignes, les deux journées les plus chères sont le vendredi 16 et le samedi 17 octobre — exactement le moment où tout le monde part en même temps. L'écart avec le milieu de la première semaine n'est pas marginal.

Un exemple documenté : sur Paris-Alger, Air Algérie affiche un aller simple autour de 381 € le 16 octobre et 486 € le 17, contre environ 140 € à partir du 22. Sur une ligne comme celle-là, décaler le départ de cinq jours divise le billet par trois. La mécanique se répète, à des amplitudes variables, sur les liaisons vers le Maghreb, l'Espagne et la Grèce.

Les créneaux encore accessibles

  • Du 19 au 22 octobre : le creux de la première semaine, et le meilleur rapport entre le prix payé et les jours de vacances restants.
  • Un retour décalé au 30 ou 31 octobre plutôt que le dimanche 1er novembre, jour de retour massif.
  • Les vols avec escale : ils restent disponibles plus longtemps que les directs, parce qu'ils passent par des hubs desservis toute l'année.
  • Malte et Chypre : mieux desservies en octobre que les Canaries ou la Grèce, et encore autour de 20 °C.

Sur la fenêtre de réservation, les professionnels situent le point d'équilibre six à huit semaines avant le départ — c'est-à-dire maintenant pour un départ le 17 octobre. Sur les destinations soleil les plus demandées, l'écart entre une réservation faite en août et une réservation faite à la rentrée est estimé entre 15 et 30 %.

L'offre de sièges se contracte au milieu des vacances

La particularité de 2026 : les vacances chevauchent la bascule vers les programmes d'hiver, le 25 octobre. Les compagnies réduisent à cette date certaines liaisons directes vers l'Europe du Sud et la Méditerranée, en plein cœur des deux semaines.

Conséquence concrète : moins de vols directs, donc moins de sièges à répartir sur ceux qui restent. Vers les Canaries, le Maroc et la Grèce, des vols affichent complet dès la fin septembre pour des départs en vacances scolaires, et certains tarifs peuvent tripler en deux mois. L'ampleur dépend de la destination, de l'aéroport de départ, de la compagnie et du nombre de sièges encore ouverts : ce n'est pas une règle uniforme.

La lecture utile pour une famille : sur ces trois destinations, la contrainte n'est plus le prix mais la disponibilité. Attendre une baisse revient souvent à attendre un vol qui n'existera plus.

Ce que disent les réservations déjà enregistrées

Le baromètre Orchestra pour L'Écho touristique, qui mesure les dossiers vendus par les agences, donne le climat de la saison : -3,2 % de dossiers pour des départs à la Toussaint 2026 par rapport à la même période en 2025. Le recul est général, mais mal réparti.

  • France métropolitaine : première destination du Top 20, à -3,4 %.
  • Tunisie : deuxième, et la plus résistante du podium avec seulement -1 %.
  • Espagne : troisième.
  • Maroc : cinquième, à -4,3 %.
  • Italie : septième, en hausse de 17,9 %.
  • Albanie : plus forte progression du Top 20, à +237 %.

Un marché en léger repli et une offre de sièges qui se réduit : les deux effets se compensent en partie. C'est ce qui explique que les prix ne s'envolent pas partout, mais se durcissent brutalement sur les lignes où la capacité tombe.

Si votre vol tombe entre le 17 et le 21 octobre

Les gestes à faire maintenant

  • Vérifier le statut du vol à J-3 puis J-1, directement sur le site de la compagnie, et s'assurer que le numéro de mobile enregistré dans la réservation est le bon : les notifications d'annulation passent par là.
  • Repérer à l'avance les deux ou trois vols de repli sur la même liaison dans les vingt-quatre heures suivantes. En cas d'annulation, la compagnie doit proposer un réacheminement ; arriver avec une option précise accélère l'échange.
  • Conserver les justificatifs : carte d'embarquement, notification reçue, frais engagés. Un dossier se monte avec des pièces, pas avec des souvenirs.
  • Prévoir le sac des enfants en cabine — eau, encas, change, médicaments habituels — plutôt qu'en soute : c'est le seul bagage qui reste avec vous si le vol bascule.

Un point de droit qui pèse ici : par un arrêt du 23 mars 2021 (affaire C-28/20), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une grève du personnel d'une compagnie, déclenchée par un syndicat dans le respect des délais légaux et portant sur des revendications internes à l'entreprise, ne constitue pas une « circonstance extraordinaire ». Le droit à indemnisation n'est donc pas écarté par principe — contrairement à une grève des contrôleurs aériens, extérieure à la compagnie.

Pour ceux qui n'ont pas encore réservé, la conclusion tient en trois décisions : viser le creux du 19 au 22 octobre, accepter une escale, et trancher vite sur les destinations où la bascule du 25 ferme les vols directs.